Cécile Durot était née au début des années 1990 dans la petite commune drômoise d’Eygalayes, surtout connue pour la propriété qu’y possédait le prêtre de Marseille, Armand Passeron.
Jean-Pierre Giard, lui, était né le même jour qu’elle et tous deux avaient été élevés ensemble, par la mère de la fille, comme deux frère et sœur. Ils avaient passé toute leur enfance à jouer ensemble dans le jardin de la maison de Cécile la journée, puis celui des Giard le soir. Parfois, la mère les surveillait sur la place du village où elle passait ses journées à peindre le monument aux morts, dressé en hommage aux soldats tombés lors de la Seconde Guerre Mondiale. Jean-Pierre avait appris par cœur les mots qui y étaient inscrits et les répétait fièrement à Cécile pour l’impressionner : « Le droit prime la force. »