Étape 13 : Narbonne/Nîmes (182 km)
Pour gagner aujourd’hui, il y avait trois solutions :
- partir dans une échappée d’une dizaine de coureurs (seul type d’échappée qui ait des chances d’aller au bout),
- rester dans le peloton et essayer de piéger les sprinteurs en partant dans les derniers kilomètres,
- être sprinteur.
La première possibilité n’a pas pu être essayée puisque le peloton n’a pas accordé de bon de sortie à plus de deux hommes, qui ne se sont pas relevés alors qu’ils savaient qu’ils n’iraient pas au bout. Surtout avec le vent de face dans le final!
La deuxième possibilité, elle, a été tentée trop tôt par Sylvain Chavanel et jamais par le spécialiste du genre : Fabian Cancellara. Le suisse réserverait-il ses forces pour aider ses leaders dans les Alpes qui s’approchent comme il l’a fait merveilleusement bien dans les Pyrénées? Ou bien n’a-t-il plus assez de forces pour jouer à la fois sa carte personnelle et son rôle d’équipier? Ou bien ses directeurs sportifs préfèrent-ils se concentrer uniquement sur le général en sacrifiant toute chance de victoire d’étape avec leur champion du monde du contre-la-montre? Il est vrai que le Tour de France n’a pas la même importance que le Tour de Suisse et que le rouleur de la CSC pourra toujours tenter d’exprimer son talent dans les trois dernières étapes de la Grande Boucle.
La troisième possibilité était aussi la dernière pour les spécialistes du sprint qui devront attendre Paris, c’est-à-dire le dernier jour, pour être certains d’avoir une chance de s’exprimer. Ils nous ont démontré qu’ils avaient bien compris que leur attente commencerait une fois la ligne d’arrivée franchie et qu’elle serait longue (très longue, même!) puisqu’ils ont cadenassé la course toute la journée.
Comme hier, c’était encore aujourd’hui une belle ligne droite qui leur était proposée pour finir l’étape. Un vrai profil pour sprinteur! Et dans son jardin, Mark Cavendish nous a prouvé pour la quatrième fois qu’il était le roi. L’anglais est décidément imbattable. Mais attention! En roulant derrière les échappées avec la Française des Jeux comme il l’a fait au cours de l’étape, le Team Columbia a peut-être permis à son sprinteur d’ajouter une nouvelle victoire à son palmarès et d’affirmer sa suprématie, mais en même temps, la formation allemande a permis aussi à Freire de marquer des points au classement de la régularité qui manqueront peut-être à Kirchen à Paris. Surtout que l’avance de l’espagnol sur le luxembourgeois s’accroît considérablement et que la Rabobank a très bien couru en envoyant Flecha chercher les derniers points qui restaient dans les sprints intermédiaires afin d’éviter à Freire de disputer des sprints avec ses autres rivaux pour le maillot vert! Des sprints qui l’auraient empêché d’être à cent pour cent de ses moyens dans le sprint final.
Parmi les formations qui ont su aujourd’hui livrer une vraie course d’équipe, il y a aussi la Gerolsteiner qui a défendu son maillot à pois avec Lang qui a consolidé le sien et Kohl qui a préparé la succession dans les différentes ascensions répertoriées tout au long du parcours de cette treizième étape.
Je crains que vous ne vous trompiez, mon cher Richard. Contrairement à ce que vous affirmez à la vingtième ligne de votre article, Mark Cavendish est battable. Je viens en effet d'apprendre de source sûre que le bougre dispose d'un compte au Crédit Agricole et d'un autre à la Rabobank. Bref, la tactique d'Oscar Freire et de Thor Hushovd dans les jours à venir : attaquer le rosbeef au porte-monnaie.
Avec mes voeux de bonne continuation,
Pascal d'Huez / sporterotism.blogspot.com
Rédigé par: Pascal d'Huez | 19 juillet 2008 à 02:14
il est fou ce type qui a fait le commentaire. faut effacer son commentaire c'est n'importe quoi.
Rédigé par: bernard | 15 juillet 2009 à 15:18